AC— Atlas des Cryptides

Protocole de l'archive

Comment on classe

L'Atlas n'affirme pas que ces créatures existent, et ne se moque pas de ceux qui y croient. Il documente : les récits, les témoins, les traces revendiquées, les hypothèses zoologiques et les canulars démasqués. La seule position défendue ici est une méthode — le doute organisé.

Chaque dossier porte une classe probatoire de 1 à 5. Elle ne mesure pas la célébrité d'une créature ni la sincérité des témoins : elle décrit l'état des preuves, et chaque fiche motive son classement dans sa note de statut.

+ Le barème probatoire

  1. Classe 1 — Récit folklorique isolé

    Un récit existe — conte, tradition orale, témoignage unique — mais rien d'autre : aucune trace matérielle, aucun corpus de témoins indépendants.

  2. Classe 2 — Témoignages sans preuve physique

    Des témoins multiples et indépendants décrivent la même chose, parfois sur des décennies. Mais aucune preuve physique n'a jamais été produite.

  3. Classe 3 — Traces physiques contestées

    Le dossier contient des traces matérielles — empreintes, photographies, enregistrements — dont l'authenticité ou l'interprétation reste disputée.

  4. Classe 4 — Explication zoologique plausible

    Une explication zoologique sérieuse rend compte de l'essentiel des observations : animal connu mal identifié, espèce échappée, phénomène naturel.

  5. Classe 5 — Canular ou méprise démontré

    Le cas est résolu : canular avoué ou démontré, erreur d'identification prouvée, ou invention documentée dès l'origine. C'est une classe de clôture, pas de mépris.

+ Questions fréquentes

Ce site croit-il aux cryptides ?
Non — et il ne s'en moque pas non plus. L'Atlas documente un phénomène culturel réel : des récits, des témoignages, des canulars et des enquêtes. Chaque fiche donne les explications rationnelles connues, sans entretenir le mystère par omission.
D'où viennent les textes ?
Chaque fiche est une rédaction originale, en français comme en anglais. Wikipédia est citée comme référence externe sur chaque fiche, jamais copiée : ses textes sont sous licence CC BY-SA, et l'Atlas respecte cette licence en s'y référant sans les reproduire.
Pourquoi une classe « canular démontré » ?
Parce que l'honnêteté du classement est le cœur du projet. Quand un cas est résolu — aveu, analyse, preuve — le dire clairement protège les cas réellement ouverts. Un dossier fermé est une réussite de l'enquête, pas un échec du folklore.
Les images sont-elles des preuves ?
Jamais. Aucun visuel de ce site n'est présenté comme un document authentique : ce sont des illustrations assumées, marquées comme reconstitutions d'après les témoignages. Les seules « pièces » du dossier sont les textes et les sources.
Comment les traditions autochtones sont-elles traitées ?
En les nommant. Beaucoup de « cryptides » célèbres (Sasquatch, Yowie, Bunyip…) sont d'abord des figures de traditions vivantes. Les fiches distinguent la tradition d'origine de la créature médiatique qui en a été tirée, et évitent de réduire l'une à l'autre.